Chroniques de Patrick R. Bourgeois
Jeudi, 24 avril 2014 | 
Écrit par Patrick Bourgeois   

Plus on vieillit, et plus on pense qu’on a tout vu, que plus rien ne pourra nous surprendre.  Et on se surprend toujours de découvrir plus grande bêtise encore que celle de la veille qui atteignait déjà des sommets insoupçonnés.  C’est dans cet état d’esprit que je me sens depuis que j’ai appris que TransCanada s’apprête à faire des levés sismiques dans le Saint-Laurent, dans le secteur de Cacouna, en pleine période de reproduction du béluga.

 
Chroniques de Patrick R. Bourgeois
Vendredi, 18 avril 2014 | 
Écrit par Patrick Bourgeois   

Face aux extinctions multipliées d’espèces
dont nous sommes aujourd’hui responsables,
nous mériterions, seuls, le qualificatif
d’espèce hautement nuisible à l’harmonie
et à la préservation de la biodiversité.

– Hubert Reeves


C’est difficile de ne pas avoir envie de tout casser quand on regarde le monde évoluer. Et encore plus quand on se rend compte que tout est arrangé en coulisses par le gars des vues et que notre rôle dans tout ça est celui de dindon de la farce. 

Mais nous sommes quand même en régime démocratique vous allez me dire;  on peut changer les choses dans l’urne, au moment du vote.  Faites-moi rire! Les puissants de ce monde ont l’argent.  Et avec l’argent, ils ont tous les moyens de manipuler les ridicules marionnettes qui nous servent de politiciens, peu importe la couleur de leur veston, pour leur faire faire les stépettes qu’ils veulent bien. Besoin d’une loi?  Tire une tite corde et abracadabra, la voilà.  Besoin de foutre le bordel sur Anticosti?  Tire une autre tite corde et bedingbedang-la-permission-d’être accordée-comme-par-enchantement.

 
Lundi, 14 avril 2014 | 
Écrit par Alexis Castonguay Laplante   

Ils sont nombreux depuis quelque temps les défaitistes et  les résignés, ceux dont l’âge ou la fatigue nous condamne à l’errance et au désenchantement. Ce qui est navrant avec la débâcle péquiste du dernier scrutin, c’est que ce sont des souverainistes eux-mêmes qui jettent l’éponge et sont tentés par l’ivresse tranquille du découragement. Ils en ont le droit, eux qui ont porté à bout de bras l’idée du pays à naitre depuis plus de 50 ans. Ce qu’ils n’ont pas la liberté de faire cependant c’est d’entraîner toute notre génération dans leur apitoiement. Nous, dans la vingtaine ou la jeune trentaine, n’avons pas connu la pluie froide d’octobre 70, la défaite crève-cœur de 80, la traitrise de 82 et n’avons pu faire entendre notre voix en 95. Mais nous croyons encore que notre place au concert des nations saurait participer à la création d’un monde meilleur.

 
Chroniques de Pierre-Luc Bégin
Samedi, 12 avril 2014 | 
Écrit par Pierre-Luc Bégin   

Plus on y pense, plus la défaite du PQ pourrait être salutaire pour le mouvement indépendantiste, car le moment de la clarté est venu. Ou bien le PQ met l’indépendance au coeur de son discours, de ses actions et de ses campagnes électorales, ou bien il abandonne son option fondamentale. Ce que les Québécois ont rejeté lors de l’élection, ce n’est pas l’indépendance. C’est plutôt un parti qui n’avait à offrir que gêne, hésitation et improvisation par rapport à l’article un de son programme... Maintenant, fini le niaisage.

 
Chroniques de Patrick R. Bourgeois
Vendredi, 11 avril 2014 | 
Écrit par Patrick Bourgeois   

Depuis le 7 avril, je suis carrément en furie.  En furie contre notre situation politique qui a de moins en moins d’allure.  Et en furie contre les principales têtes d’affiche qui l’animent.

Cette furie est tout d’abord nourrie par ceux qui tentent de nous faire croire que c’est l’indépendantisme qui a perdu le 7 avril dernier.  Celle-là, quand même, elle est forte.   Le PQ a passé la campagne, comme les 19 dernières années d’ailleurs, à s’excuser de son souverainisme timoré. Il a garanti qu’il n’y aurait pas de référendum dans un premier mandat, voire un deuxième ; Agnès Maltais allait jusqu’à clamer haut et fort que le Oui perdrait le prochain référendum.  Dans la campagne, tout a été dit pour commander une débandade magistrale à la suite de la petite excitation provoquée par le bras levé de PKP. Et ce serait l’indépendantisme qui aurait perdu le 7 avril dernier?  Voyons donc !  C’est l’ambivalence péquiste qui a été retournée dans ses terres le 7 avril dernier.  Les Québécois ont signifié à ce parti qu’il ne pouvait pas toujours avoir le cul assis entre deux chaises :  Oui à la souveraineté, un jour peut-être, mais sans jamais travailler pour la réaliser, ni jamais s’engager à quoi que ce soit à ce chapitre.   C’est grotesque comme stratégie.  Et il est maintenant démontré qu’elle conduit à la défaite cinglante.