Je voudrais vous reparlez d’un sujet qui touche le Québec depuis longtemps et qui a des ramifications insidieuses dans la politique nationale de ce pays, parce que tant que le problème ne sera pas affronté par le peuple, il perdurera. La corruption et la collusion qui se sont infiltrées depuis des décennies partout dans les municipalités ne touchent pas seulement la construction, il va sans dire. Cette façon d’agir est généralisée dans plusieurs domaines qui touchent la vie quotidienne des citoyens, ces derniers subissant souvent les conséquences de ces diverses magouilles sans pouvoir vraiment affronter les responsables à armes égales. Le plus inquiétant dans tout ça, c’est qu’avec les années et l’enracinement profond de ces tactiques malhonnêtes contre le peuple, les truands qui en sont les auteurs ont réussi à acheter littéralement les seuls outils que les citoyens avaient pour se défendre. Je pense notamment aux médias, qui sont devenus, à toute fin pratique, des outils de propagande. On peut constater ça à tous les paliers gouvernementaux : fédéral, provincial et municipal.
On vient de vivre plusieurs émotions pas très réjouissantes en cette fin d’hiver 2013. Tout d’abord, la mort de Chavez, un politicien comme on en voit plus beaucoup, c’est-à-dire un homme politique qui a compris le rôle du gouvernement dans une société: celui de servir le peuple, le vrai peuple, celui qui a besoin d’être écouté et qui réclame plus d’équité sociale. Un homme de courage qui a fait face à la machine Étasunienne avec la même détermination qu'un Castro, mais sans passer par les armes. Une révolution tranquille version Vénézuéla. Mais sa tranquillité était due à un facteur très important : l’appui inconditionnel de son peuple, que Chavez a su rallier à lui par d’importantes politiques sociales améliorant le niveau de vie des pauvres et des moins scolarisés. Chavez est un modèle à suivre, il a montré comment un politicien devait agir pour se faire aimer et respecter. En espérant que sa mission soit poursuivie par celui qui prendra sa place comme président. Que el revolucionario descanse en paz.
En résumé pour les deux jours de congrès d'ON, je retiens cela :
Positifs :
- Une belle expérience dans l'ensemble pour quelqu'un qui participe à un congrès national de parti pour la première fois de sa vie;
- L'espoir de voir un vrai parti indépendantiste mettre enfin la liberté de son peuple comme priorité nationale;
- Un discours mémorable et motivant de Jacques Parizeau;
Vers 9h, une centaine de personnes étaient présentes à la place Jean-Paul Riopelle afin de manifester contre le Plan Nord 2.0; le nombre a à peu près triplé 15-20 minutes plus tard. Les militants du RRQ, du PCR et les différents groupes anarchistes étaient présents et bien identifiés par leur drapeaux, ainsi que des étudiants aux carrés rouges. La présence de banderoles et de pancartes de gens solidaires contre le Plan Nord et du mouvement Idle No More y étaient aussi.
Richard Henry Bain possédait 22 armes, dont 21 enregistrées....
Est-ce que vous êtes toujours convaincus que le registre des armes à feu serait LA solution au problème? Moi, je pense que le problème est ailleurs. C'est un problème socio-politique bien plus profond. Le problème est autrement plus avancé aux États-Unis, comme on peut l'observer régulièrement. Celui qui veut tuer peut utiliser toute autre chose qu'une arme conventionnelle pour le faire. La folie du génie humain qui a permis d'inventer la bombe atomique vient bien plus de la volonté de tuer que de la disponibilité des instruments pour le faire. Où il y a de l'homme, il y a de la tuerie, pour paraphraser un dicton populaire.