On vient de vivre plusieurs émotions pas très réjouissantes en cette fin d’hiver 2013. Tout d’abord, la mort de Chavez, un politicien comme on en voit plus beaucoup, c’est-à-dire un homme politique qui a compris le rôle du gouvernement dans une société: celui de servir le peuple, le vrai peuple, celui qui a besoin d’être écouté et qui réclame plus d’équité sociale. Un homme de courage qui a fait face à la machine Étasunienne avec la même détermination qu'un Castro, mais sans passer par les armes. Une révolution tranquille version Vénézuéla. Mais sa tranquillité était due à un facteur très important : l’appui inconditionnel de son peuple, que Chavez a su rallier à lui par d’importantes politiques sociales améliorant le niveau de vie des pauvres et des moins scolarisés. Chavez est un modèle à suivre, il a montré comment un politicien devait agir pour se faire aimer et respecter. En espérant que sa mission soit poursuivie par celui qui prendra sa place comme président. Que el revolucionario descanse en paz.
Un autre révolutionnaire plus proche de nous aussi est mort. Paul Rose est la figure emblématique de la lutte de libération québécoise de la fin des années 60. Il a pris sur lui une partie de la responsabilité de ses compatriotes comme un vrai guerrier solidaire et a payé une partie de sa vie pour défendre la cause et les intérêts de son peuple. Il n’y a pas plus grand amour et plus grande preuve d’humanité que de se sacrifier pour les autres au péril de sa vie, et je crois qu'un jour, on devra honorer sa mémoire comme il se doit. Que le révolutionnaire repose en paix.
Parlant de sacrifice, cela m’amène à parler de Shanet Pilouss. Cette Innue qui entreprend une grève de la faim dans la foulée du mouvement Idle No More, mouvement autochtone qui s’étend à travers le Canada contre les politiques du gouvernement Harper, notamment la loi C-45 qui modifie la loi des indiens et la protection des eaux navigables, permettant ainsi de violer les territoires ancestraux impunément sans les consulter, la cheffe Theresa Spence d’Attapawiskat a réussi à mettre à l’avant-plan le mouvement par sa grève de la faim qui a duré 6 semaines. Deux Innues, Aniesh Vollant et Shanet Pilouss de la Côte-Nord, ont eux-mêmes entrepris une grève de la faim après la cheffe Spence. Les revendications s’étalent aussi en rapport aux dommages collatéraux de la loi C-38 sur l’assurance-emploi, qui ont des répercussions graves sur la vie des travailleurs saisonniers, ainsi que le manque de communication réel entre les conseils de bande, qui font de la politique à l’image des Blancs, c’est à dire dans l’intérêt d’une petite clique et sans égard au peuple. Aniesh Vollant a dû arrêter sa grève de la faim récemment, mais Shanet a décidé, face à l’inaction des politiciens sur ces questions importantes pour les communautés autochtones, de continuer jusqu'au bout, ce qui risque de lui être fatal. Je crois qu'il est temps que les gouvernements concernés fassent preuve de compassion et mènent des actions concrètes pour empêcher que cette femme dépérisse sans aucune considération pour les revendications que, pratiquement toutes les Premières Nations au Québec, partagent d’une voix commune. Je souhaite le courage et la force à Shanet de tenir le coup.
Pour conclure sur ce mois de tristesse, le Parti libéral a réélu un chef à l’image de l’ancien, qui va perpétuer très possiblement la collusion et la corruption pour des considérations opportunistes et affairistes, donc rien de nouveau à l’horizon. Avec un gouvernement péquiste aussi mou que celui qu'on a, probablement un des pires de son existence, il n’est pas impossible que le Libéral soit réélu aux prochaines élections, ce qui ne promet rien de très emballant pour les prochaines années.
Option Nationale et Québec Solidaire sont les seules lueurs d’espoir à l’horizon, mais est-ce qu'ils vont arriver à percer efficacement ce système ankylosé depuis trop longtemps? Il n’y a que la solidarité des partis souverainistes qui puisse y venir à bout, rien d’autre. Entre temps, le combat se mènera encore dans la rue pour longtemps, on ne connaîtra pas d’ère de révolution tranquille à la Chavez au Québec, parce nous n’en avons pas encore des politiciens proches du peuple au pouvoir. C’est encore la bourgeoisie qui est maître dans ce domaine.
Alors citoyens, soit nous résistons encore et nous nous battons pour nous libérer, soit nous mourrons tous d’une agonie lente et pénible.
#1 | L'union fait la force.
Le chevalier du Lys. » 18-03-2013 15:42
ON pourrait très bien devenir un collectif important au sein de QS. D'après moi, il y aurait une place pour se genre d'ouverture de la part de QS. J'affirme cela sans condescendance, mais je crois sincèrement que Option Nationale a beaucoup à apprendre de QS, surtout sur le plan organisationnel , car QS est beaucoup mieux préparé pour la prochaine élection électoral que Option Nationale. On oublie souvent que QS a une longue expérience derrière lui en matière de création de parti et ils ont eu plusieurs tentative électoral avant de réussir à élire un premier député. Si Option Nationale veut réinventer la roue dans ce domaine, je craint qu'il risque d'attendre un bon 10 ans avant de pouvoir élire son premier député.